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| >Pour conclure... |
Pour
conclure sa vingtième édition, le
Festival Musica a donné le film "l'Âge d'or"
de Luis Buñuel, pour lequel Martin Matalon a composé une musique de scène, "le Scorpion".
C'est, après Metropolis et Le chien andalou, la troisième partition pour film de Martin Matalon .
Elle est écrite pour et commanditée par les Percussions de Strasbourg, installées aux pieds
d'un écran géant dans la salle du Maillon-Wacken, avec Dimitri Vassilakis au piano et la technique IRCAM. |
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| >Un spectacle brûlant... |
Ces
grands musiciens nous ont présenté un spectacle d'une heure quinze minutes très surprenantes.
D'abord le film énigmatique de Luis Bunuel. Il fut interdit à sa sortie pour atteinte à l'ordre
moral. Et cela est compréhensible car aujourd'hui même, ce film dérange par sa façon
de montrer les instincts les plus crus de la nature humaine. Et ces instincts touchent essentiellement aux pulsions
de vie et de mort. De plus, ce film n'a pas vraiment d'histoire, de trame, puisqu'il fonctionne presque par juxtaposition
de scène. Ainsi il tire sa cohérence de la nécessité d'une explication autre – on pourrait
dire psychanalitique - et cet autre est constamment mis en parallèle dans le film avec la vie quotidienne
en Espagne, notamment chez les aristocrates et dans l'Eglise. D'où une critique acerbe des personnes qui
se voilent, se réfugient dans un système très dogmatisé. |
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| >Une musique subtile... |
Pour
laisser s'exprimer un tel film, Martin Matalon a choisi une musique discrète, faite de pointillisme musical.
Il utilise beaucoup les sonorités métalliques des xylophones et des balafons. L'harmonie générale
étant assurée par le piano solo, qui contribue beaucoup à l'équilibre tant de l'orchestre
que de la relation film-musique. La technique IRCAM permet de sonoriser la très grande salle de spectacle
du Wacken, abondamment remplie ce soir de clôture. D'autant plus que le
Maillon – fêtant ses 25 ans -,
les Percussions de Strasbourg – fêtant leur 40 ans – et Musica – fêtant ses 20 ans-
ont offert au public un sympathique pot d'adieu qui a permis à l'élite strasbourgeoise comme au simple
mélomane d'échanger de longues discussions sur un film frappant. |
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