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..MUSIQUE
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Out : Interview
..Vincent Lavigne, Julien Treiber et l’équipe de Funcore
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> Neo-métal ...
 
..A l’occasion de leur passage inattendu par Strasbourg pour assurer la première partie de Machine Head, Strasbourg Webmag en partenariat avec Funcore est allé en savoir un peu plus sur OUT en compagnie de leur chanteur : Christophe Lamouret qui se fit un plaisir de répondre à nos questions dans les réchauffantes loges de La Laiterie.
Attention cette interview est en deux parties…pour connaître la suite… regarde tout en bas…ou
clique LA.



SW : Est-ce que tu pourrais expliquer le nom du groupe OUT ? Pourquoi avoir choisi ce nom ?
Christophe : En fait, on considérait que notre musique était un peu en dehors du métal traditionnel donc on voulait que ce soit une image forte et qu’il y ait un rapport avec ça. On s’est dit ‘‘OUT’’ : ‘‘En dehors’’ donc voilà quoi.
SW : Et comment se sont rencontrés les membres d’OUT ?
Christophe : Et bien moi, le clavier et le batteur, on se connaît depuis le lycée donc ça fait déjà quelques années ouais et puis le bassiste, on l’a rencontré en le connaissant en tant que musicien donc un jour, on était dans une soirée et on l’a rencontré et comme on cherchait un bassiste, il est venu avec nous. Et le guitariste lui, on l’a rencontré par l’intermédiaire de Stéphane Buriez de Loudblast… en fait Etienne devait jouer avec Loudblast, ils avaient fait quelques répètes ensemble car Stéphane voulait quitter la guitare donc ils cherchaient un autre guitariste et comme le jour ou notre guitariste qui était Anglais à du repartir dans son pays, on a cherché un autre guitariste et donc on s’est tourné vers Stéphane qui nous a proposé Etienne. Et donc il est venu une fois, il a joué et puis il est resté ! Donc voilà un peu toute l’histoire.
SW : Comment s’est fait la rencontre avec Colin Richardson, qui a aussi produit l’album de Mass Hysteria… ?
Christophe : En fait l’album de Mass Hysteria a été fait après le nôtre, enfin faut le savoir quoi, nous on a enregistré en 98 et… donc nous, on avait bêtement bossé nos maquettes dans notre local et on a envoyé une démo à Colin en se disant un peu que ça allait être un rêve, on ne s’attendait pas à grand-chose… et il se trouve qu’il a rappelé pratiquement tout de suite en disant : ‘‘Ben moi ça m’intéresse’’ donc voilà quoi.
SW : Et pour le prochain album tu pense faire appel à lui ?
Christophe : Ouais, ouais, ouais, on va revenir bosser avec lui…
SW : Du coté de chez Mass, c’est le côté perfectionniste, d’aller au bout des choses qui en est surtout ressorti. Ce fut le même cas pour vous ?
Christophe : Ah oui c’est clair. Nous, on a déliré parce qu’à un moment tu te dis : ‘‘ Mais qu’est ce qu’il fout ?! Il est paumé ou quoi ?! Passer 2 jours pour un son de guitare, pour un son de basse pareil et pour la batterie aussi’’ Il te ferait essayer un tas de trucs et toi tu ne vois pas le bout, ça devient chiant et puis…
SW : …On ne sait pas trop ce que ça va donner à la fin…
Christophe : Oui, enfin lui il cherche des trucs alors il essaye plein de combinaison... il change les pédales, l’ampli… et au bout du compte il te sort un son d’enfer et tu te dis que ça vaut le coup. Mais c’est vrai qu’il est perfectionniste, je crois surtout qu’il ne lâche pas et puis il a une oreille qui est vraiment hyper précise et il est capable de te dire si ce son de guitare est mieux qu’un autre. C’est aussi ça l’importance de son mix… Autant Colin Richardson c’est top précis autant Ross Robinson c’est beaucoup plus live et il laisse la place aux erreurs etc., alors que Richardson c’est vraiment structuré, hyper clinique…c’est ce qui fait la base de son ‘‘Son’’.
SW : Et combien de temps a duré l’enregistrement ?
Christophe : Alors nous on a fait une semaine de pré-production ensuite quatre semaines d’enregistrement puis on a été mixé en Angleterre pendant quinze jours…donc environ un mois et demi.
SW : Pourtant chez OUT c’est bien la musique qui est le réceptacle des émotions…
Christophe : Non, ce n’est pas forcément le réceptacle des émotions… la musique c’est ce qu’on fait mais les émotions ne passent pas forcément que par l’oreille… disons que l’émotion qu’on donne toi tu peux la recevoir par le sens auditif…je crois que nous si on arrive à faire de la musique comme ça c’est parce qu’on a vécu des choses, on a vu des choses…
SW : Est-ce que vous composez en tournée ou juste des jamms… ?
Christophe : Non pas vraiment, il faut qu’on soit cool dans une autre ambiance, l’ambiance de tournée n’est pas très propice…le processus de création je crois que c’est quelque chose de très introverti, il faut que tu ailles le chercher un peu au fond de toi-même…tu es très refermé sur toi-même quand tu composes alors qu’en tournée c’est carrément l’inverse, il faut plutôt être ouvert…aux gens, à tout ce qui se passe, aux interviews ect… donc tu peut pas être trop sur toi.
SW : Et dans la création d’un morceau, c’est les textes où la musique qui prend le dessus ?
Chistophe : Moi j’écris sans arrêt donc au moment ou on fait la musique ou qu’on trouve la mélodie moi j’adapte le texte sur la musique…
SW : Et pour les samples ?
Christophe : Les samples c’est pareil, c’est plutôt un arrangement, ça vient après…
SW : Par rapport à la tournée de Machine Head c’était un peu une surprise...
SW : Par rapport à la distribution du cd de OUT, êtes-vous distribué aux USA ?
Christophe : Il est distribué par tout sauf aux Etat-Unis…
SW : …Mais vous n’aviez pas signé pour un contrat international ?
Christophe : Ouais si, mais le problème c’est qu’il faut dégager un minimum de thune donc vendre une certaine masse de cds et donc apparemment on en a pas encore vendu assez là-bas…Mais bon c’est un peu dommage parce que c’est un marché important aussi et plus on pourrait avoir d’autres ouvertures sur des labels donc on essaye de voir si on ne peut pas effectivement choisir Roadrunner sur certains pays et d’autres boîtes sur d’autres pays.
SW : Sinon par rapport aux paroles des chansons…en particulier Bio Burger…
Christophe : C’était un gros délire en fait contre…
SW : …les hamburgers ?
Christophe : [rires] …c’était plus contre le fait qu’il ne faut pas se laisser embarquer dans un espèce de tyrannie, de choses qu’on essaye de nous faire avaler, de nous faire voir à la télé où tout est standardisé….une sorte de conditionnement.
Donc c’était surtout un jeu autour de ça…et c’est marrant car plein de gens ont bloqué dessus et particulièrement en Angleterre où, sur toutes les interviews, ils m’ont posé la question et ça les a fait mourir de rire…J’crois que ça les a branchés parce que c’est un peu humour anglais, déjante… et on a eu plein de retour par rapport à ça…
SW : Et les autres… ?
Christophe : Ce sont principalement des thèmes qui me sont personnels, des émotions…comme sur ‘‘Like a Fish’’ ou des fois tu peut te sentir pas bien à ta place dans un endroit et que pour ‘‘X’’ raisons tu te sente un peu comme un poisson hors de l’eau.
SW : C’est principalement un exutoire… ?
Christophe : Oui je crois qu’à partir du moment ou tu fait une activité artistique c’est toujours pour exorciser quelque chose… je le conçois toujours comme une thérapie…
SW : Si tu ne faisais pas de musique, que ferais-tu ?
Christophe : De la musique !!!
SW : C’est assez étonnant car jusqu’à présent tous ceux à qui j’ai posé cette question en sont revenus à la musique ou une autre forme d’art…
Christophe : Moi, je ne te dirai pas forcément mais je n’ai rien fait d’autre depuis que j’ai eu une douzaine d’années…
SW : Que des vocalises ?
Christophe : En fait j’ai d’abord commencé par prendre des cours de guitare, j’en ai fait deux ans, et dès le début j’ai fait un groupe et je ne me suis jamais posé la question de savoir ce que j’aurais pu faire d’autre…j’ai fait une fac d’anglais, mais c’était pour faire de meilleures paroles en anglais… tout était axé sur la musique en fait…
Je me suis rendu compte de ça il y a quelque temps en repensant au temps où j’étais gosse…J’ai un frère qui était plus vieux que moi, quand il était ado moi j’étais un ptit et j’étais du genre : le petit frère casse-couilles qui veut participer aux discussions des grands, mais lui s’enfermait dans sa chambre avec ses potes puis ils écoutaient de la musique. Et moi en fait je passais mon temps derrière la porte assis l’oreille tendue à essayer d’entendre ce qui se passait et plus tard je me suis rendu compte étant ado que tout ce qu’il écoutait je connaissais les paroles mais phonétiquement et j’me suis rendu compte que ça venir de la le fait d’avoir développé une oreille, d’avoir tendu l’oreille comme ça, ça m’a développé ce sens la. Donc du coup, c’était logique que je fasse de la musique derrière…



La suite de l’interview, c’est chez
Funcore...


Remerciements : Christophe et Out pour leur hospitalité, Karine Sancho et Isabelle de Roadrunner pour leur aide et participation précieuse, La Laiterie et son accueil toujours aussi chaleureux et aussi Fabrice Lemaître de Arising-Attitude.
Merci pour tout !
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