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..MUSIQUE
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RAGE AGAINST THE MACHINE
«THE BATTLE OF LOS ANGELES»

..Christopher Pirra
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EPIC: 1999

 

 

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> Fuck you...
..Fuck you, I won't do what you tell me_!!!

R.A.T.M. troisième volet studio de la saga tient bien ses promesses.

Bien plus palpitant que le premier épisode de Star Wars, la sortie du nouvel album d'un groupe de ce calibre est toujours un prétexte, pour des journalistes chroniqueurs en mal de défoulement, de balancer leur haine verbale, signe, sans doute, d'une grande frustation.

Or, chers amis, la baffe fusion de la rentrée et de la Noël (prononcer « Noyelle ») ne s'appelle pas Kid Rock, Limp Bizkit ou (ha ha ha) Korn mais bel et bien Rage Contre La Machine.

C'est un fait, l'album tue dès la première écoute, ce qui n'est pas la moindre de ses qualités.

Grossomerdo, la production semble un peu plus brute que sur « Evil Empire » ou que sur le chiadé premier album éponyme tout en gardant la puissance tytanesque du groupe.

Tom Morello prétend lui-même à qui veut l'entendre que l'enregistrement n'aura pris que trois semaines comme à la bonne époque des 70's.

Le groupe a réussi à conserver l'urgence et l'efficacité du premier album tout en ne se répètant pas.

A ce sujet, il convient de tirer son chapeau à l'un des plus audacieux et talentueux guitaristes des années 90's à savoir Monsieur Morello.
N'oublions pas que le bougre puise son jeu de guitare à la fois dans les grands groupes des années 70 ainsi que dans toute la mouvance techno-rap actuelle.

R.A.T.M. redéfinit le sens du mot Riff (via les influences évidentes de Jimmy Page et Tony Iommi) et démontre que la guitare a encore un bel avenir devant elle.


Pourtant, Morello, qui n'est pas la moitié d'un con, arrive toujours à accrocher le quidam par des effets sonores ahurissants sortis tout droit de sa gratte, tel un DJ en transe devant ses platines vyniles (la métaphore est belle).

La section rythmique, toujours aussi groovy et pourtant carrée (c'est cela l'exploit !) fait l'effet d'un mammouth agile cherchant son chemin dans la brousse africaine belle et sauvage...

Le son de basse est carrément monstrueux et on arrive à palper l'alchimie rythmique impeccable de ce groupe, ce qui, je pense, manque cruellement à de nombreux groupes fusion ou assimilés comme tels.

A écouter en priorité « Sleep Now In The Fire » et vous comprendrez ce que je veux dire.

Zach « Fuck You » De La Rocha, ce nantis, quant à lui, n'a jamais aussi bien tiré son épingle du jeu.
Parfois énervant sur les deux premiers albums, Zach modère un peu plus son chant et sait toujours pousser la bonne gueulante au bon moment ...
Excellent performer, ses textes deviennent également plus subtils et moins rentre-dedans qu'à l'accoutumée tout en gardant l'aspect révolutionnaire et engagé propre à l'image du groupe.

Rage Against The Machine est un groupe intelligent, créatif capable de rallier les fans de rock, de métal et de rap et qui plâne bien plus haut que les tristes sires cités en début de cette sublime chronique.

Voilà un groupe qui n'a pas besoin de se cacher derrière une montagne d'effets sonores issues de machines, chez eux c'est «organique», c'est vrai et ça ne sent pas le réchauffé.

C'est surtout un très grand album d'un grand groupe de la décennie passée et à venir.

Point barre.
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