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| >Citrouilles Eclatées... |
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Cinq ans après l’énorme bombe musicale que fut
‘‘Mellon Collie and the Infinite Sadness’’, l’album où tous les risques furent pris aussi bien en ce qui
concerne l’immense palettes d’émotions dont il était chargé que la durée des titres
ou l’importance de l’album ( 28 titres sur un double quand même ! ) ont bien montré qu’il y avait
encore une place pour les artisans du rock.
En 1998 nos ‘‘Citrouilles Eclatées’’ essuient malheuresement les plâtres d’un album peut-être
trop avant-gardiste, à moins que cela soit tout simplement le public qui ne s’est pas retrouvé dans
les compositions de ‘‘Adore’’.
Toujours est-il que les ‘‘Smashing Pumpkins’’ sont de retour et nous le font savoir avec ce nouvel opus intitulé
‘‘Machina/The Machines of Gods’’.
Sur le premier titre qui fait aussi office de single dévastateur : ‘‘The Everlasting Gaze’’ on se retrouve
pile-poil à la période ante ‘‘Adore’’ avec des riffs et une rythmique toujours aussi efficace.
Après le percutant mais tout aussi sensible ‘‘Stand inside your Love’’, s’ensuit une série de morceaux
calmes ou légèrement électronique comme ‘‘The sacred and the Profane’’ qui rappelle l’album
précédent où des morceaux avec un potentiel pumpkinien ( cf. Mellon Collie…) mais bizarrement
la magie prend beaucoup moins qu’avec les albums précédent.
Ce n’est pas que l’album est mauvais loin de là, ils ont encore beaucoup d’idées et d’imagination
mais curieusement on à la nette impression que Billy Corgan (au chant) et ses compères se sont ‘‘retenus’’.
En effet, ils avaient dans leur main toutes les clés pour réitérer la même aventure
qu’avec ‘‘Mellon Collie…’’ mais au lieu de prendre des risques avec un album qu’ils nous promettait explosif, on
ressent un sentiment d’inachevé, comme s’ils avaient retenu la bride de leur nouvel opus afin de ne pas
aller trop loin en besogne.
Cet album, s’il montre le retour ‘‘électrique’’ et non ‘‘électronique’’ du groupe le plus marquant
des années 90 avec REM et Radiohead, montre aussi que Billy Corgan (chanteur et leader du groupe) ferait
bien de monopoliser à 90% l’écriture des textes et des chansons car la source commence à tarir…
Très bon album mais certainement en dessous des possibilités du groupe. |
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