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Smashing Pumpkins : Machina/The Machines of Gods
..Vincent Lavigne
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Delabel

 

 

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>Citrouilles Eclatées...
 
Cinq ans après l’énorme bombe musicale que fut ‘‘Mellon Collie and the Infinite Sadness’’, l’album où tous les risques furent pris aussi bien en ce qui concerne l’immense palettes d’émotions dont il était chargé que la durée des titres ou l’importance de l’album ( 28 titres sur un double quand même ! ) ont bien montré qu’il y avait encore une place pour les artisans du rock.
En 1998 nos ‘‘Citrouilles Eclatées’’ essuient malheuresement les plâtres d’un album peut-être trop avant-gardiste, à moins que cela soit tout simplement le public qui ne s’est pas retrouvé dans les compositions de ‘‘Adore’’.
Toujours est-il que les ‘‘Smashing Pumpkins’’ sont de retour et nous le font savoir avec ce nouvel opus intitulé ‘‘Machina/The Machines of Gods’’.
Sur le premier titre qui fait aussi office de single dévastateur : ‘‘The Everlasting Gaze’’ on se retrouve pile-poil à la période ante ‘‘Adore’’ avec des riffs et une rythmique toujours aussi efficace.
Après le percutant mais tout aussi sensible ‘‘Stand inside your Love’’, s’ensuit une série de morceaux calmes ou légèrement électronique comme ‘‘The sacred and the Profane’’ qui rappelle l’album précédent où des morceaux avec un potentiel pumpkinien ( cf. Mellon Collie…) mais bizarrement la magie prend beaucoup moins qu’avec les albums précédent.
Ce n’est pas que l’album est mauvais loin de là, ils ont encore beaucoup d’idées et d’imagination mais curieusement on à la nette impression que Billy Corgan (au chant) et ses compères se sont ‘‘retenus’’.
En effet, ils avaient dans leur main toutes les clés pour réitérer la même aventure qu’avec ‘‘Mellon Collie…’’ mais au lieu de prendre des risques avec un album qu’ils nous promettait explosif, on ressent un sentiment d’inachevé, comme s’ils avaient retenu la bride de leur nouvel opus afin de ne pas aller trop loin en besogne.
Cet album, s’il montre le retour ‘‘électrique’’ et non ‘‘électronique’’ du groupe le plus marquant des années 90 avec REM et Radiohead, montre aussi que Billy Corgan (chanteur et leader du groupe) ferait bien de monopoliser à 90% l’écriture des textes et des chansons car la source commence à tarir…
Très bon album mais certainement en dessous des possibilités du groupe.
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